Le sociologue précise qu’il est en total accord avec la pensée de Jacques Henriot : le joueur fait le jeu, sans joueur, il n’y a pas de jeu. Il n’est pas bon d’approprier le jeu à une pathologie car de se fait on éloigne les joueurs de toutes leurs responsabilités.
Pourquoi ne parlez-vous pas de joueur pathologique?
Les études concernant les joueurs excessifs sont loin de porter un jugement final similaire. Les résultats des statistiques passent du simple au triple, ce qui prouve bien l’ambigüité de ce sujet (1% à 3% sont des joueurs excessifs).
Les résultats de l’étude de l’observatoire des drogues étaient attendus depuis des mois, alors que cette étude aurait du être confiée à l’observatoire des jeux. Selon Mr Martignoni, les résultats de l’étude ne sont pas étonnant puisqu’il est normal que l’OFDT voit de l’addiction partout.
Leur but ne s’arrête-t-il pas à lutter contre la toxicomanie?
Bien avant que cette étude de 8 pages soit publiée, Jean-François Lamour avait remarqué nombreuses ignorances et oublis dans cette étude.
Que pensez de cette approche médicale?
Une approche médicale ne suffit pas, pour traiter ce genre de sujet, il est nécessaire de réaliser une approche pluridisciplinaire du jeu. Afin de diminuer les risques, il serait bien de créer une autorité de régulation unique, qui regrouperait l’ARJEL, l’observatoire des jeux, le CCJ.
